Animaux de rente GM News

18.01.2013 | Mises en circulation

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Malgré l'autorisation délivrée par la FDA, les protestations ont été intenses. Image: Steve Rhodes, Flickr

Aquabounty produira sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada des œufs de poissons destinés à des élevages en bassins enclavés à terre au Panama. Les saumons seront ensuite ré importés aux USA. Plusieurs chaînes américaines ont déjà informé qu’elles ne commercialiseraient pas le poisson aussi parce qu’il n’existe pour l’heure pas d’étiquetage aux obligatoire aux Etats-Unis. Jusqu’à peu, il n’existait encore nulle part au monde des animaux GM produisant du lait, de la viande ou des œufs destinés à l’alimentation humaine. Fin novembre 2015, la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis a autorisé à la commercialisation et à la consommation le saumon génétiquement modifiés AquaAdvantage de l’entreprise AquaBounty. Cette autorisation de mise sur le marché attendue depuis 1996 a été repoussée pendant des années au vu des protestations massives de la population.

30.05.2013 | Animaux GM

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En travaux de plusieurs années, l'EFSA (European Food Safety Agency) a présenté ses directives pour l'évaluation des animaux GM. En Europe il n'y a pas encore eu de demande d'autorisation pour des animaux GM jusqu'à ce jour. Selon l'EFSA « les évolutions scientifiques laissent à penser que des demandes pourraient être soumises dans le futur pour un certain nombre d'espèces. Avec ses nouvelles lignes directrices, l'EFSA veut préparer les autorités européennes pour ces cas. Une grande partie du document d'orientation sur l'étude des risques environnementaux des animaux GM est nouvelle et a été élaborée par le groupe scientifique GMO de l'EFSA. Ce dernier est souvent objet de critique, en particulier celle de l'indépendance des scientifiques du panel envers l'industrie (voir ce document très bien fait de Corporate Europe Observatory) . Par exemple, des représentants de l'entreprise anglaise Oxitec, qui a procédé à des relâchés d'insectes GM dans différentes région du monde dans le but d'une commercialisation future, ont été autorisé à collaborer à l'arrangement des nouvelles directives.
Les Etats-Unis quant à eux sont proche d'une autorisation commerciale d'un saumon GM mis au point par la firme AquiAdvantage. Les organisations environnementales dénoncent une évaluation environnementale et sanitaire désastreuse et sont opposées à une autorisation du saumon GM. Son élevage mettrait en danger les populations sauvages de saumon ; l'animal GM contient aussi 60% de graisse en plus que le saumon conventionnel et n'est donc pas sain d'un point de vue nutritionnel (voir article du Matin dimanche). Les consommateurs américains sont majoritairement opposés au saumon GM ... et ne pourront pas choisir car aucun étiquetage est obligatoire outre Atlantique.

 

18.01.2013 | Mises en circulation

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Image: Aquabounty Technologies

Les transgènes intégrés dans le patrimoine génétique du saumon trangénique ont pour conséquence de le faire grossir beaucoup plus rapidement. La Food and Drug Administration (FDA), l’agence en charge de la sécurité alimentaire aux États-Unis (Food and drug administration, FDA), a jugé que le saumon transgénique AquAdvantage ne présentait pas de risques. Toutefois, la FDA a mis le dossier en consultation publique. La décision finale tombera fin février. La demande de mise sur le marché a été faite par l’entreprise canadienne AquaBounty Technologies. Si elle obtient une autorisation de commercialisation, elle produirait sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada des œufs de poissons destinés à des élevages en bassins enclavés à terre au Panama. Aux États-Unis, des organisations pour la protection de l’environnement et des consommateurs critiquent durement la démarche des autorités. Une pétition en ligne veut récolter un million de signatures contre le « Frankenfish ».

 

08.12.2012 | Animaux de rente GM

 

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Image: commons.wikimedia.org

Des chercheurs néo-zélandais ont modifié génétiquement une vache de façon à ce que son lait ne contienne plus la protéine beta-lactoglobuline. Cette protéine n'est pas présente dans le lait maternel humain et peut engendrer des réactions allergiques chez les petits enfants. Les chercheurs ont introduit une séquence d'ADN dans les cellules souches bovines qui réprime la production de beta-lactoglobuline. Des embryons ont ensuite été produits à partir des cellules bovines modifiées et ces embryons ont été implantés dans des vaches porteuses selon le même procédé utilisé pour générer „Dolly“, le premier mouton cloné. Un animal est venu au monde vivant bien que sans queue. Selon les chercheurs, ceci est une particularité naturelle et non un résultat de la manipulation génétique. Bien qu'on puisse douter que ce lait arrive une fois sur le marché et malgré un rejet grandissant des animaux modifiés génétiquement dans la société, de semblables expériences continuent à être menées.