18.08.2014 | Disséminations expérimentales

140814Phytophthora

Plusieurs universités européennes prévoient de cultiver à titre d'essai des pommes de terre résistantes au mildiou. Photo : Rasbak

En 2014, l'UE n'a enregistré que dix nouvelles demandes de disséminations expérimentales de PGM, alors qu'on dénombrait encore 109 champs expérimentaux en Europe en 2009. La tendance à la baisse observée ces dernières années se poursuit donc. Depuis 2009, le nombre d'essais en cours dans l'UE a chuté de 90%. L'Allemagne n'a procédé à aucune culture expérimentale en 2014, comme en 2013 déjà. Les premières à renoncer pour l'instant à la culture de PGM en Europe sont les multinationales agroalimentaires. Certaines d'entre elles ont retiré leurs demandes d'autorisation, ce qui réduit le nombre de disséminations expérimentales. Font exception, comme jusqu'ici, l'Espagne, où le maïs transgénique est cultivé à grande échelle, et la République tchèque. Sur la péninsule ibérique, l'entreprise de sélection française Limagrain entend tester sur plusieurs sites des variétés nouvelles présentant des résistances aux ravageurs ou des tolérances aux herbicides.

Les autres essais de dissémination sont menés par les universités à des fins de recherche fondamentale. Ils portent par exemple sur des peupliers génétiquement modifiés pour produire davantage de biomasse, sur des pommes de terre dont la teneur en amidon a été modifiée ou qui présentent une résistance au mildiou, ou encore sur du maïs dont la composition vitaminique a été modifiée. L'Université hollandaise de Wageningen est en train de tester sur plusieurs années des pommiers résistants à la tavelure. En Suisse, l'Université de Zurich a repris en 2014 ses essais de dissémination de blé transgénique.

Pour en savoir plus sur les dissémoination en Suisse: Blé transgénique semé à Reckenholz