Risques sanitaires News

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Un bidon contenant un herbicide à base de glyphosate. Photo: GM watch

La contamination de l'environnement par les herbicides contenant du glyphosate est maintenant omniprésente. Deux nouvelles études s’intéressent à l’impact du glyphosate sur les grossesses et le développement de la flore intestinale.

Une première étude a été menée en Argentine, au cœur de la région des grandes cultures. Cette étude montre que les habitants de la ville de Monte Maìz sont soumis à une importante exposition environnementale au glyphosate (79 kg/personne/an) et que le taux d'avortement spontané y est aussi trois fois plus élevé que la moyenne nationale.

Une deuxième étude, menée en Italie, démontre un impact significatif du glyphosate et de formulations d’herbicide contenant du glyphosate sur la flore intestinale des rats jeunes. Cette étude donne à réfléchir lorsqu'on sait que des changements radicaux du microbiote, à un stade de vie précoce, sont corrélés à l'apparition de certaines maladies à l'âge adulte.

dessin Burki Monsanto web

Le journal Le Monde révèle Que Monsanto a exercé de son influence pour faire retiré une étude dans Food and Chemical Toxicology

Une étude réalisée par le journaliste Stephane Foucart du journal Le Monde montre que la transnationale Monsanto a exercé des pressions sur la revue FCT pour voir rétractée l’étude. Des courriels échangés entre un des éditeurs et Monsanto ont pu être obtenus par l’ONG US Right to Know et ont été étudiés par S.Foucart. Ils dévoilent selon le journaliste « l’influence des firmes agrochimiques sur certains personnels académiques et sur la construction de la connaissance.»

17.02.2015 | Risques sanitaires

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Une chèvre nourrie avec des plantes génétiquement modifiées n’y réagira pas forcément de la même manière qu’une vache. Photo : Clipdealer

Le nourrissage des chèvres avec du soja génétiquement modifié affecte leur développement. Dans une publication récente de l’Université de Naples, on peut lire en effet que la progéniture des chèvres nourries au soja transgénique souffre de sévères carences. Le lait maternel présenterait une composition modifiée et les chevreaux accuseraient un déficit de poids à leur naissance. Il semble donc bien que des fragments ADN du soja génétiquement modifié résistent à la digestion et passent dans le lait. D’après les chercheurs de l’université, le nourrissage des chèvres avec du soja résistant aux herbicides entraîne une diminution de la teneur en protéines dans le lait (immunoglobulines), ce qui occasionne une perte de poids chez les chevreaux. De tels effets sur le système immunitaire ont déjà été observés chez les souris, les rats, les porcs et les poissons nourris avec des plantes génétiquement modifiées.

10.11.2014 | Risques sanitaires

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Une évaluation indépendante de l'étude de nourrissage avec le maïs transgénique MON810 révèle que ce maïs est susceptible de causer des dommages chez les rats.

Testbiotech vient de publier une évaluation indépendante des résultats de l'étude de nourrisage réalisée avec du maïs génétiquement modifié menée par le projet de recherche européen GRACE. Le maïs OGM MON810, qui produit un insecticide, avait été administré à des rats pendant 90 jours. Les résultats, publiés en octobre 2014 dans la revue spécialisée Archives of Toxicology, concluaient que le maïs MON810 n'induit pas d'effets indésirables chez les rats. Or l'évaluation des données publiée ce jour par Testbiotech montre que le maïs incriminé peut bel et bien causer des dommages aux reins, au foie et au pancréas des animaux soumis au test.