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Élevage bovin en Amérique du Sud. Photo : clipdealer

Depuis juin 2017, la Suisse négocie un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) dans le cadre de l'AELE. L'industrie suisse de l'exportation en espère un meilleur accès aux marchés d'Amérique du Sud. La coalition sur le Mercosur, qui comprend SWISSAID, Alliance Sud, l’Union Suisse des Paysans, Fédération romande des consommateurs FRC, la Protection Suisse des Animaux PSA, Public Eye, Pain pour le prochain et Uniterre, a nouvellement été fondée. Elle exige que des critères contraignants de durabilité figurent dans l'accord prévu pour ne pas compromettre les produits agricoles sensibles ni la protection des consommateurs. L'accord a également un impact sur l'environnement et sur les familles d'agriculteurs - dans les pays du Mercosur et en Suisse.

3.5.2011 | Importations

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Image: www.transgen.de

Le soja est cultivé majoritairement pour l’affouragement d’animaux. Poussée par la consommation insatiable de viande, la surface assolée dédiée à la culture de matières fourragères augmente constamment à l’échelle mondiale. Aux États-Unis et en Amérique du Sud, la propagation de la culture du soja atteint des proportions gigantesques et les grands producteurs de soja misent fortement sur le génie génétique. Environ 70 % de la production mondiale est obtenue avec du soja transgénique. Parmi les États producteurs, le Brésil est le seul qui produit des quantités importantes de soja sans OGM pour l’exportation. La Suisse profite de cette offre : elle importe environ un quart de million de tonnes de soja par année, provenant en grande partie du Brésil. Selon le Tages-Anzeiger (lien ci-dessous), « la surface assolée à l’étranger qui sert à l’affouragement des animaux suisses équivaut environ à la surface assolée disponible en Suisse. Indirectement, nous exploitons donc une deuxième Suisse quelque part au-delà de nos frontières. L’effectif élevé des animaux en Suisse est étroitement lié à la production de soja au Brésil. Par conséquent, la viande suisse, le lait et les œufs suisses sont de plus en plus souvent "made in Brazil" ». L’Autriche, qui fait de la production alimentaire sans OGM la plus grande priorité en comparaison avec les autres membres de l’UE, cherche des solutions alternatives à la dépendance aux importations de soja. Le ministre autrichien de l’Agriculture, N. Berlakovich, dit à ce propos (lien ci-dessous) : « Nous avons besoin de soja, mais nous voulons diminuer notre dépendance aux importations d’OGM et créer un pilier économique complémentaire pour les paysannes et les paysans autrichiens. ». En 2010, la surface cultivée avec du soja en Autriche s’est agrandie de 25 300 ha à 34 400 ha, ce qui correspond à une augmentation de 36 pour cent.